C’est le jour J, camarades fumeurs, l’instant de la soumission totale, de la reddition face aux triomphants poumons clairs. Ripostez grâce à Frédéric Rolin et obtenez un sursis pour enfumer vos collègues: pour cela il suffit d’invoquer la Convention de Genève (troisième du nom, il s’en signe, des conventions, à Genève), celle portant sur les prisonniers de guerre. Et plus précisément l’article 26 (“L’usage du tabac sera autorisé”) et l’article 5 (en substance: “si tu te dis prisonnier de guerre, tu obtiens ce statut jusqu’à ce qu’un tribunal décide du contraire”). Pour définitivement scotcher le non-fumeur qui glapit “le décret, le décret, le décret!”, achevez-le avec l’article 55 de la Constitution française: “Les traités (…) ont (…) une autorité supérieure à celle des lois”. Exigez une plainte, réclamez un juge et, dans l’intervalle, grillez vous des clopes.
C’est un peu ridicule, mais cela peut occuper une partie de la journée, qui s’annonce comme le jour le plus long. Soutiens à cette épreuve inhumaine bienvenus en commentaires.
photo: dernière cigarette de jaxpix, le jour de son 50ème anniversaire. Licence Creative Commons nc-sa





4 comments ↓
Arrrghhh, convention de Genève ou pas, je ne peux pas fumer ce matin. Et les collègues non-fumeurs ont des sourires pas possibles. Je ne tiendrai jamais. Quelqu’un aurait une astuce pour ne pas devenir fou aujourd’hui?
Zavez pas honte, non, monsieur le Grand Malade ?
En voilà une façon de procéder qu’elle serait amusante !
Il faudrait cependant s’assurer au préalable que la démarche ne puisse pas être assimilée à un abus de droit, ce qui est, si je ne m’abuse, un délit.
Par ailleurs - et j’avoue d’avance que je n’en ai pas le courage - il me semblerait judicieux d’éplucher la jurisprudence française relative à ladite Convention de Genève. Je suppose cependant qu’une condition a minima pour que cette Convention s’applique serait qu’il existe une déclaration de guerre entre deux états souverains. Je vais donc affirmer de ce pas ma souveraineté sur un local public fermé quelconque, et demander subséquemment mon adhésion à l’ONU. Je crains pourtant que les gentils messieurs en blanc ou les vilains messieurs en bleu ne mettent un terme au processus bien avant son aboutissement.
Allez zou tiens, il est l’heure de s’en griller une.

Je crois qu’il faut dès maintenant poser la question à Maître Eolas.
En tout cas, ça se teste…
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